Dourgne

 
Habitants : les Dourgnols (les Dornhols)
Nombre d'habitants : 1 265
Superficie : 2 275 ha
Altitude : 250 m
Étymologie : Dourgne vient du nom d'un romain : Durenius et du suffixe -anum. Le recul de l'accent tonique aboutit à la forme occitane Dornha (Dornian - 1025, Durniano - 1035, Durna - 1144)
  D'azur à deux clefs d’argent passées en sautoir et liées ensemble avec un ruban de gueules.

Dourgne  Tarn  

Adossé au versant Nord de la Montagne Noire, le village de Dourgne séduit avec ses paysages sauvages, ses sites d’antan et son histoire mouvementée.

Ses origines datent d’un lointain passé : les sommets qui dominent portent la trace de l’époque Gallo-romaine (St Chipoli) et dans la vallée, les grosses pierres de la voie romaine Narbonne-Castres sont encore apparentes par endroits.

Au Moyen Âge, le village s’étendait à l’entrée de la vallée du Taurou, au pied d’un château fort « Le Castelas» aujourd’hui détruit, et jusqu’à la chapelle St Stapin.

Au début du XIIIè, Dourgne fut ruiné par Simon de Montfort lors de la croisade contre les Albigeois (vestiges de l’ancien château).

Le village fut reconstruit en 1301 avec l’autorisation de Philippe le Bel, à son emplacement actuel et le Roi de France lui accorda les premières libertés communales, en particulier, l’autorisation de fabriquer du drap. La nouvelle bastide devient alors un important centre manufacturier.

En souvenir de ces événements, tout le village de Dourgne, en costumes d'époque, défile sur des chars ornés de romarin, le jour de la Septuagésime. C'est la traditionnelle Fête du Romarin, toujours existante aujourd'hui et datant de plus de 700 ans qui est commémorée chaque année au mois de février.

à voir :
L’église paroissiale du XV et XVIIIè s. Les maisons à arcades du XVIIè s.
Les ruines du château du Castelas La vallée du Taurou et ses anciennes ardoisières
Les chapelles de St Stapin (XVè) et St Ferréol La vallée du Baylou, l’oratoire de Monies
Les Abbayes d’En Calcat et de Ste Scholastique La Croix de Montalric (788m) et son panorama : table d’orientation
Le roc de la Bade et la statue de St Stapin